La responsabilité des rejets urbains de temps sec et de temps de pluie dans l’altération des écosystèmes aquatiques récepteurs n’est aujourd’hui plus à démontrer.
Outre des enjeux environnementaux importants
(préservation des ressources en eau), les enjeux financiers sont considérables
(50 à 60 milliards de francs d’investissements supplémentaires
pour l’ensemble de la France dans les 10 ans à venir).
Cependant les moyens de lutte, s’ils sont reconnus indispensables, voire obligatoires,
sont très controversés et il paraît aujourd’hui illusoire
de proposer des solutions contre des phénomènes dont les mécanismes
restent encore assez mal connus.
La compréhension de ces phénomènes passe par une recherche à la fois globale (dans la manière d’aborder les problèmes et de poser les questions) et précise (dans la qualité et les exigences requises pour y répondre). Elle nécessite la mise en œuvre de compétences extrêmement diversifiées, allant du biologiste au sociologue, en passant par l’hydrologue et l’urbaniste.